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18 février 2013

Harmonisation des tarifs de transport urbain à l'échelle du territoire communautaire et création de Pass Métropolitains

bhns_cum_100x180.jpgDans sa séance de vendredi 15 février, la communauté urbaine a acté l'harmosisation des tarifs avec la mise en place du PASSMPM. Notre groupe CRC (Communiste, Républicain, Citoyen), tout en se félicitant de sa mise en place à l'échelle de la communauté urbaine, a fait plusieurs observations (voir intervention de Marc Poggiale ci-jointe). Nous avons plus particulièrement mis l'accent sur l'extension souhaitée du Pass à notre territoire, couvert par le SMITEEB (Bus de L'Est de l'Etang de Berre), dont Gignac La Nerthe est membre. En effet comment comprendre, à l'heure de la volonté affirmée d'aller à une organisation unique de transports sur notre département, de différiencer le titre de transport sur les mêmes communes de MPM ? Au moment où, ce sont les EPCI (les communautés ou agglomérations) de notre département qui ont toutes signé, à l'exception de MPM, refusant d'engager nos communes, la veille du conseil de communauté MPM, la charte sur les transports avec le Conseil Général pour notre département. Pour éclaircir les choses, certains à Gignac entretenant la confusion, ce ne sont pas les 107 maires qui ont signé, mais leur représentants, président(e)s de communautés ou agglomérations avec le président du C.G, celui de MPM ayant refusé pour cause de prochaine loi sur la ... Métropole. D'autres propositions sur la structure, la tarification ou la gratuité ont été évoquées.

Alain CROCE

Conseiller municipal de Gignac La Nerthe,

Conseiller communautaire, délégué au SMITEEB


 

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(Photo du BHNS - Bus à Haut Niveau de Service. Un projet de même type est en cours initié par le SMITEEB, reliant Marignane - St Victoret - Vitrolles)


Monsieur le Président,

 Cette délibération va dans le bon sens, dans la mesure où on regroupe dans deux zones de tarifications, les transports communautaires, en harmonisant les tarifs par le bas pour le Pass de la zone Est/Ouest de MPM et en faisant du PassRTM un PassMPM. On facilite les déplacements et c’est un pas de plus vers le droit à la ville conçu comme un espace commun et solidaire du bien vivre ensemble.

 Il conviendra d’étendre rapidement ce droit à la totalité de nos concitoyens usagers des transports publics, en incluant la zone du SMITEEB.

 Nous demandons également de vérifier que les populations qui accèdent aujourd’hui gratuitement à un des réseaux de transports urbains pour cause de chômage et/ou de minima sociaux, puissent étendre cet accès gratuit illimité de l’une à l’autre zone indistinctement.

 Dont acte de cette décision positive.

 Mais, puisque nous sommes dans un optique d’harmonisation et de métropolisation des transports urbains, permettez-moi deux propositions pour prolonger cette délibération :

 La première est de la situer dans une préfiguration d’un possible regroupement sous un seul opérateur public – la RTM devenant Régie des Transports Métropolitains – des différents réseaux, à la fin des contrats de Délégation de Service Public (2014 pour Ciotabus)… nous relançons donc notre proposition d’en étudier très concrètement cette année la faisabilité.

 La deuxième proposition commence par une remarque : en mettant en œuvre deux zones de tarification pour MPM, on confirme que l’harmonisation et la métropolisation des transports urbains ne signifient pas obligatoirement l’uniformité des tarifs ou la fin des gratuités…comme certains peuvent le souhaiter et d’autres le redouter légitimement.

Il y a une voie, y compris dans le cadre d’une même Autorité Organisatrice pour respecter les droits à un accès gratuit des transports publics. C’est ce que nous faisons sur les communes du territoire de MPM. C’est ce qu’il faut garantir dans une  intégration métropolitaine des Transports en Communs, comme une volonté politique.

 L’avenir des transports métropolitains n’est pas encore écrit. Mais il n’est pas vierge d’études et de propositions, dont celles du Syndicat Mixte qui continue de travailler.

De ce point de vue, il serait utile de présenter les études sur les différents scénarios et la possibilité du maintien de plusieurs Périmètres de Transports Urbains.

 

 

11:45 Écrit par poutargue dans localité | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

16 février 2013

MPM. LA MAJORITE DES MAIRES EST OPPOSEE A LA METROPOLE IMPOSEE.

Exceptionnellement, la séance plénière de la communauté urbaine d'hier n'était pas trés chargée en délibérations. le débat d'orientations budgétaires pour 2013 était à l'ordre du jour (Voir déclaration de notre groupe ci-joint). Par contre, l'échange sur la Métropole s'est poursuivi, aprés la réunion des maires et présidents d'intercommunalités de la veille, qui manifestement n'avait pas été digérée, ni par le président Caselli, pris au dépourvu la veille par la signature des intercommunalités et du conseil général sur les transports, ni par le maire de Marseille, Jean Claude Gaudin qui y a entendu des mauvaises critiques sur la gestion de Marseille qui "depuis 18 années n'a jamais été pris en défaut" selon ses dires.

La Provence dans son compte rendu ci-dessous manifestement incomplet, a omis d'évoquer l'intervention du maire communiste du Rove Georges Rosso dans le débat, qui interpellant les élus favorables à cette Métropole que veut imposer le gouvernement, a rappelé la mise en place de la communauté urbaine en 2000 et le fait que les maires avaient imposé de ne pas faire comme ailleurs... Il a demandé une nouvelle fois en vain quel était le contenu le projet, "nul ne le sait vraiment". Donc raison supplémentaire pour que le gouvernement réponde enfin aux propositions des opposants, signalant que désormais au sein de la CUMPM, sur les 18 maires, 10 depuis la veille (un de plus), amenant à 107 le nombre de maires regroupés et bientôt 108 (un de plus prochainement), le nombre de 11 maires de la communauté urbaine sur 18 était devenu majoritaire. Une mobilisation qui se renforce.

 Alain CROCE,

Conseiller municipal Gignac La Nerthe,

Conseiller communautaire MPM.

 

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Intervention de Frédéric DUTOIT pour le groupe CRC.

« Monsieur le Président,

Si on en croit l’introduction de ce Rapport d’Orientations Budgétaires « après un exercice 2012 marqué par de nombreuses incertitudes, 2013 s’ouvre pour Marseille Provence Métropole avec de nouvelles perspectives ».

Or ce qui saute aux yeux à la lecture intégrale du Rapport, c’est qu’il ne présente ici, comme à la Ville de Marseille, aucune autre perspective qu’un accompagnement « obligé » d’une politique nationale et européenne d’austérité pour les ménages et de contribution des collectivités territoriales, estimée à 55M€ pour les Communautés Urbaines, pour rembourser les dettes de l’Etat et réduire la dépense publique.

Pourtant, de plus en plus de monde, au parlement européen comme au FMI, conteste ouvertement le caractère suicidaire des logiques d’austérité et de réduction des dépenses publiques. Mais il est difficile de se dégager d’un carcan idéologique que l’alternance politique du printemps dernier n’a toujours pas remis en cause.

Le résultat c’est, pour MPM, une situation financière qui est toujours sur la corde raide.

 La suppression de la Taxe Professionnelle (TP) s’est traduite par un transfert de fiscalité vers les ménages dont nous connaissons la pauvreté potentielle ; et l’absence de dynamique économique et fiscale produit invariablement une dégradation annoncée de l’épargne brute en 2012, voire négative pour l’épargne nette.

D’où une ligne conductrice que ce Rapport d’Orientations résume à un “pilotage fin en gestion” pour conjuguer entre autre :

- Une nouvelle baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) et une réforme fiscale qui ne voit pas le jour

- Des taux de fiscalité inchangés pour les ménages et les entreprises, sauf pour le coefficient majorateur de la Taxe sur les Surfaces Commerciales (TASCOM), ainsi que les taux de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères hors Marseille (TEOM), comme annoncés depuis 2010 en vue de leur harmonisation

- Le recrutement de 50 contrats d’avenir, à propos desquels nous demandons à ce qu’ils s’accompagnent d’une vraie formation pour ouvrir la voie d’un emploi durable ou de la titularisation

> Un investissement qu’on dit vouloir maintenir à hauteur de 300M€, mais, c’est une première, sans définir les priorités d’équipement.

Notre ami Vincent COULOMB a raison de dire à chaque débat d’orientations budgétaires que la vraie ambition politique réside dans les projets proposés pour faire face aux attentes de nos concitoyens, les documents budgétaires n’étant que les outils permettant la mise en œuvre de cette ambition.

Or, c’est la deuxième caractéristique de ce Rapport : Il ressemble plus à un bilan d’investissements de 2012 qu’à une projection d’équipements pour 2013.

Pourtant 2012 n’a pas été qu’une année d’incertitudes. C’est également l’année où avec le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), le Plan de Déplacements Urbains (PDU), le Plan Local de l’Habitat (PLH) et le Plan Climat, MPM a défini sa vision, sa stratégie et ses projets d’un développement durable et ambitieux.

Voilà pourquoi, à 35 jours de la présentation du budget primitif, l’absence d’orientations clairement établies n’est pas sans nous inquiéter.

Le délai est bref, mais il nous reste encore un mois pour travailler à préciser nos ambitions et les traduire dans le budget primitif. Et nous sommes complètement disponibles pour y contribuer.

Monsieur le Président,

Le Maire de Paris a raison de dire en substance qu’à « chaque fois qu’une collectivité investit 1 million d’euros, cela crée 18 emplois et chaque fois que cette même collectivité emprunte 1 euro c’est uniquement pour l’investissement et de l’investissement non délocalisable ».

Le gouvernement commet une erreur en voulant soumettre les collectivités territoriales à l’austérité par le prélèvement de 1,5 milliards d’euros sur leurs dotations, par an et jusqu’en 2015.

Vouloir en 2013 restaurer la capacité d’autofinancement de MPM dans la perspective d’une métropolisation des territoires est un objectif légitime, à la condition que cette  métropolisation ne se résume pas à une péréquation de l’austérité. Cela ne peut que renforcer la défiance sur un projet gouvernemental qui paraît se préoccuper beaucoup plus des contours institutionnels que des contenus et des moyens. »

16:22 Écrit par poutargue dans localité, National | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

Métropole Marseillaise. Le gouvernement isolé.

Une première conférence territoriale a rassemblé hier une centaine de maires et de présidents d'intercommunalités opposés au projet et favorables à des coopérations entre entités. 

 

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Le message a été on ne peut plus clair -nous ne voulons à aucun prix de la métropole centralisée que le gouvernement veut nous imposer- et il n'a pu échapper aux collaborateurs de Marylise Lebranchu qui la représentaient, ni au Préfet Théry, en charge du dossier. Dans le rapport de forces qui s'installe, de fait, entre le gouvernement et les élus des Bouches-du-Rhône, la première conférence territoriale, organisée hier à Marseille, par l'union des Maires du département, a incontestablement atteint son objectif : montrer l'unité et la détermination de l'immense majorité des Maires et des Présidents d'intercommunalités. « Aucune structure ne peut se mettre en place contre l'avis de 107 maires (sur les 119 que compte le département - NDLR) », a souligné, en conclusion, Frédéric Vigouroux, Maire (PS) de Miramas, prenant soin d'ajouter : « Vous n'avez pas d'ennemis en face de vous, vous avez des élus. Trouvons des solutions ensemble. »

Pour la part qui leur revient, ces élus qui ne veulent pas être taxés d'« anti » ont renouvelé leur proposition alternative -l'Epoc (Établissement public opérationnel de coopération)- et procédé à un geste symbolique, la signature d'un document portant création d'un réseau de transport métropolitain à l'échelle du département. Ils ont également insisté sur le rôle que devrait tenir l'État en matière de financements.

Favorable au projet de métropole et présent, Eugène Caselli, le Président (PS) de la Communauté Urbaine de Marseille, a redit sa proposition d'un report d'un an de la mise en œuvre de la réforme. Il a souligné qu'il ne s'agissait pas « de faire les poches des voisins, mais de bâtir un projet de territoire commun. Pour cela, il faut une métropole, mais on ne peut pas garder les intercommunalités ». Une alternative que Magali Giovannangeli, Présidente (PCF) du pays d'Aubagne, a reformulé : « C'est la centralisation avec la métropole ou la coopération avec les intercommunalités. »

Christophe Deroubaix (L'Humanité, le 15 février 2013)

« L'État doit saisir la chance d'un dialogue »


Questions à Daniel Fontaine, Maire (PCF) d'Aubagne.

L'Humanité. Quel enseignement tirez-vous de cette première conférence territoriale ?

Daniel Fontaine. Nous avons fait la démonstration de notre volonté de construire ensemble et de notre refus d'une sorte de totalitarisme d'État qui veut imposer ses règles sur un territoire qu'il ne connaît pas. Marseille et les Bouches-du-Rhône méritent mieux qu'un diktat. L'Epoc (le projet alternatif - NDLR) constitue une première étape. La majorité des citoyens veulent cette réflexion partagée. Le bouillonnement est en train de prendre le dessus sur tout ce que l'on voulait nous imposer. On connait, de longue date, le dynamisme citoyen de ce département. Ce que nous avons su construire autour de Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture, dans la diversité et sans la contrainte, constitue le meilleur exemple de notre capacité à coopérer. Marseille n'est ni Paris ni Lyon. Il nous faut construire avec Marseille et autour de Marseille. Nous faisons du dossier des transports notre priorité avec la signature, hier, d'une résolution commune pour la création d'un réseau de transport métropolitain. Nous avons développé, chacun sur nos territoires, des projets comme, à Aubagne, le tramway et la gratuité, mais il serait faux d'affirmer que tout va bien, c'est le moins que l'on puisse dire… Il est nécessaire de passer la vitesse supérieure. Faut-il un versement transport unique porté à son maximum ? Voilà un sujet qui mérite débat.

L'Humanité. Qu'attendez-vous désormais du gouvernement ?

Daniel Fontaine. Je demande au gouvernement qu'il prenne en compte cette dynamique. Sinon, le climat n'ira qu'en se détériorant. Il doit saisir la chance d'un véritable dialogue.


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 METROPOLE : Les maires relancent le syndicat des transports (La Provence).

 

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Réunis hier en "conférence territoriale", les édiles veulent une alternative à la proposition du gouvernement

À chacun sa conférence. Métropolitaine fin décembre pour les tenants du projet gouvernemental autour de la ministre Marylise Lebranchu, territoriale, hier, pour ses opposants. Réunis au Dock des Suds, une centaine de maires ont martelé leur volonté de créer une alternative.

"Je ne dis pas que la métropole ne se fera pas un jour, convient Roland Darrouzès, président de l'union des maires des Bouches-du-Rhône. Mais elle ne se fera pas comme le gouvernement veut la faire." Le micro brûlant de passion, Georges Christiani, maire de Mimet et porte-parole du mouvement, se fait plus menaçant. "Si on continue les figures imposées d'un gouvernement qui ne nous entend pas, la situation sera difficile pour les habitants et pour l'application de la loi."

Assis au premier rang, le chef de cabinet et un conseiller spécial de la ministre écoutent sans ciller. "On ne commentera pas", se contenteront-ils en sortant. Une loi est prévue pour l'automne et une application pas avant 2015, ce qui laisse du temps pour un compromis.

Arc-boutés face aux "stylos à l'encre de certitudes des technocrates", Georges Christiani et les maires voient autrement. Leur projet d'établissement public opérationnel de coopération (Epoc) en main, ils ont choisi d'avancer. En s'engageant notamment à lancer, d'ici le 30 juin dans leurs collectivités, un réseau de transport intégré dans le département. Ce qui, avec le syndicat mixte est censé exister depuis 2010...

Seul Eugène Caselli, président PS de MPM, n'a pas signé. "Jean-Noël Guérini vous a donné l'occasion de le faire en juillet dernier en transférant ses compétences et plusieurs intercommunalités ont refusé" (Aix et Martigues, ndlr). Malgré quelques sifflets, l'atmosphère s'est un peu refroidie.

François Tonneau


09:14 Écrit par poutargue dans localité, National | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

13 février 2013

VISITE DU SOUS PREFET A GIGNAC LA NERTHE.

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Monsieur Simon Babre, notre jeune sous préfet est un homme de dialogue et de terrain. Venu à la rencontre de notre municipalité, il a été reçu en mairie le  6 février 2013 par le maire Christian Amiraty entouré pour l'occasion de Robert de Vita, premier adjoint, Alain Croce et Gabriel Pernin, conseillers communautaires.

Aprés prés de deux heures d'entretien, une présentation de la situation municipale gignacaise, par le DGS M. Royère, il a pu vérifier la bonne santé de notre commune aprés un redressement spectaculaire depuis 2008. Il a pu ainsi confronter "les chiffres de Bercy" comme certains les nomment,avec les chiffres de Gignac dont il avait bien évidemment le double. Il a pu ainsi apprécier le bilan des efforts de redressement entrepris avec une masse salariale totalement maîtrisée (le pourcentage n'étant pas plus élevé que dans d'autres communes de même importance). Il a attiré notre attention sur ce que bien évidemment nous partageons, le constat du manque de logements sociaux et les efforts qu'il reste à faire pour tenir les objectifs fixés tout en comprenant les éccueils rencontrés pour y parvenir.

Un certain nombre de dossiers qui ont pu lui être présenté, suivi par une visite sur place des diverses problématiques dont celle des zones agricoles qui font l'objet d'une âpre bataille pour les faire respecter, ainsi que l'environnement (voir liens articles de presse).

En tout cas, une visite au-delà de la courtoisie, de travail et d'échanges qui a permis une meilleure connaissance de notre commune de visu par le sous préfet, et d'examiner les pistes de travail à poursuivre.

Alain CROCE

Cliquer sur lien:

Sous préfet à Gignac La Marseillaise.doc

Ci-dessous La Provence.

 

Sous préfet à Gignac - La Provence.jpg

13:42 Écrit par poutargue dans localité | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

10 février 2013

Congrès du PCF: La force du partage…

 

Le faux cul et le marre tôt...

Pour les esprits chagrins qui pensaient trop vite enterrer le PCF et qui se rattachent à ce qu'ils peuvent pour tenter de diviser, c'est raté ! Pour les attristés médiatiques de l'histoire ou ceux qui se sont marrés trop tôt sur le "déclin" du PCF, c'est aussi râté !

Il faudra compter avec des communistes unis bien présents dans le Front de Gauche qui va encore s'élargir, pour que les changements attendus par notre peuple soient enfin à l'ordre du jour. Au centre, l'humain d'abord, pas le fric.

Alain CROCE

 

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Chaque jour, le congrès du PCF vu par Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l'Humanité. Ce samedi, le texte "Il est grand temps de rallumer les étoiles" a été adopté par 554 voix pour, 74 contre, 21 abstentions et 6 refus de vote. Un vote qui donne tout son sens au slogan du congrès: "La force du partage"

Qui est le Panurge de cet élan moutonnier ? L’un d’eux ayant décrété contre tous les débats du congrès communiste que les délégués étaient déchirés par l’absence de la faucille et du marteau sur la carte d’adhérent, bien des médias ont emboité le pas. Dans la conférence de rédaction d’un quotidien du matin, on a même enjoint à l’envoyé spécial d’en faire SON sujet. Ca, c’est du journalisme, coco! Pierre Laurent a eu beau présenter la carte du PCF de 1944 qui ne porte pas ces outils et sourire de cet accès de fétichisme médiatique, c’était toujours samedi matin, la rengaine de BFM TV. Ca ne pouvait pas être celle de France 2 et de TF1. Les deux chaînes qui ont interdit d’antenne les journalistes de l’Humanité depuis l’élection de NicolasSarkozy n’ont même pas dépêché d’équipes aux assises d’un des principaux partis politiques. Au nom du pluralisme sans doute et de l’indépendance de pensée…

Sentiment de convergence...

J’évoquais un suivisme de troupeau, rien de surprenant à ce que je cite Buffon qui en inaugura l’étude : « L’homme n’est homme que pour ce qu’il a su se réunir à l’homme ». Réuni : c’est l’image qu’affiche le Parti communiste à Saint-Denis. Toutes les nuances du rouge y sont. Mais elles ne sont pas « dispersées façon puzzle ». Dès jeudi, les délégués avaient perçu un sentiment de convergence dans l’intervention d’André Gérin. Même envie d’unité dans les propos d’Hervé Poly du Pas-de-Calais. Pas de noms d’oiseaux dans les échanges, mais  jusque-là une écoute attentive des propos de l’autre.

... et liste unique

Vendredi soir la commission des candidatures a abouti pour la première fois depuis près de vingt ans à la constitution d’une liste unique, quand les congrès précédents voyaient des équipes concurrentes s’affronter. Un résultat d’autant plus appréciable que la constitution d’une « direction resserrée » a été choisie. Très massivement, les représentants des congrès départementaux se retrouvent dans la stratégie politique proposée, la poursuite du Front de gauche, la volonté de rassembler toute la gauche pour qu’une politique de gauche réussisse.

« C’est n’être bon à rien de n’être bon qu’à soi », jugeait Voltaire. L’ouverture du congrès aux vents du large, des luttes sociales aux conflits mondiaux, des enjeux du féminisme aux impératifs écologiques, est sans doute un indice de bonne santé. Rassérénés sur leur avenir, les communistes se penchent à nouveau sur les problèmes les plus concrets pour assoir leur volonté de transformer la société. Leurs débats s’en imprègnent même quand ils s’étirent un peu dans des controverses d’amendements sur leur Humanifeste.

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« Je ne veux pas changer la règle du jeu, je veux changer le jeu », proclamait André Breton.  La question du communisme n’est pas envisagée à l’égal de l’horizon, cette ligne imaginaire qu’on n'atteint jamais, mais comme réponse(s) aux impasses de civilisation  qui menacent les futurs de l’humanité: Péril écologique si la planète est stérilisée par le court termisme du profit ; péril des conflits de la faim, de la haine et des dominations ; gâchis monstrueux qui détruisent les capacités humaines, assassinent les Mozart qui nous entourent ; destructions induites par le dogmatisme de l’austérité ; régressions pour lesquelles militent les multinationales… En affichant son congrès sous le slogan, « la force du partage », le PCF prend le contre-pied de la concurrence entre tous, et de chacun contre chacun.

Marche en avant

« Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître », prédisait Jean-Jacques Rousseau. Et la Révolution française secouait ensuite le vieux monde monarchique. Les communistes semblent dépasser la seule volonté de résister à des mauvais coups pour reprendre une marche en avant. L’attention portée par une centaine de formations progressistes du monde aux analyses du PCF, la forte présence de syndicalistes, de représentants d’associations, d’intellectuels lors de la rencontre vendredi soir à l’invitation de Pierre Laurent, l’ambition affichée sous le vers d’Apollinaire (« Il est grand temps de rallumer les étoiles ») témoigne de cette perspective retrouvée. « Nous partageons nos rêves et nos soleils », écrivait Eluard…

 

10:07 Écrit par poutargue dans localité, National | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |