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21 novembre 2013

GIGNAC. TROPHÉES DES SPORTS, 185 SPORTIFS RECOMPENSES.

La soirée organisée chaque année par notre municipalité pour récompenser les sportifs de notre commune qui se sont illustrés au cours de l'année sportive s'est déroulée le vendredi 15 novembre à l'Espace Pagnol. Prés de 185 sportifs récompensés avec en maître de cérémonie l'adjoint aux sports et premier adjoint Robert de Vita, accompagné par Gilbert Guichard, délégué aux sports et d'autres élus présents, dont le maire et la conseillère générale. La Provence en a rendu compte. Félicitations aux sportifs récompensés mais également à tous les autres, nombreux dans notre commune.

Alain CROCE

La Provence 18 NOV 2013 TROPHEE DES SPORTS.png

09:33 Écrit par poutargue dans Alain a écrit, localité | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

11 novembre 2013

CUMPM. POUR UNE AUTRE GESTION DE LA PISCINE COMMUNAUTAIRE DE CASSIS.

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INFORMATIONS PISCINE CAP PROVENCE LES GORGUETTES CASSIS.

Bassin sportif de 25 mètres – 8 couloirs Bassin d’apprentissage de 310 m2 de (jeux d’eau, rivière artificielle, cascade) Pataugeoire de 25m2 Solarium Gradins de 206 places Accès pour les personnes à mobilité réduite

== o ==

Lors de la dernière séance de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, au nom du groupe CRC, je suis intervenu sur le rapport annuel concernant la seule réalisation communautaire de ce type, la piscine des Gorguettes à Cassis. Depuis le choix fait de sa gestion, en délégation de service public (DSP), nous ne cessons d'alerter sur les bilans présentés. Outre le fait que le choix de cette réalisation et son implantation, l'a été par la droite (la CUMPM était alors dirigée par Jean Claude Gaudin), Choix que même le maire UMPM de Cassis, Danielle Milon, elle-même fraîchement élue en 2008, avalisait alors à contre-cœur. Outre le fait que, depuis maintenant 5 années, je ne cesse de proposer LA MEME REALISATION du côté de l'Est Etang de Berre où notamment notre commune de Gignac La Nerthe et celle d'Ensuès se sont portées candidates pour sa future implantation...

Un besoin exprimée par nos populations qui pourrait être le fruit d'une coopération inter-communale.

Ce qui est contestable aujourd'hui, c'est surtout la gestion de cette réalisation communautaire, même si cela échappe au maire de Cassis qui à chacune de mes interventions, ne répond que sur la qualité des infrastructures, ce qui n'est pas en cause.

En tant que membre de la CCSPL (Commission Consultative des Services Publics Locaux) de MPM, lieu où on examine tous les rapports annuels présentés par les délégataires, au vu des conclusions du rapport présenté, j'ai donc fait en séance plénière l'intervention suivante.

Alain CROCE

Conseiller municipal et communautaire MPM

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DSP Piscine Communautaire de Cassis. Intervention d'Alain CROCE

 

Monsieur le Président,

Au-delà du principe d’une gestion privée d’un équipement financé à 100% par le public, que nous n’avons pas approuvé depuis le début, on peut s’interroger sur cette 2° DSP.

Qu’apporte-t-elle de nouveau au regard du bilan des 3 premières années avec ce même gestionnaire ?

Si cet équipement rencontre un succès de fréquentation incontestable, tous les rapports d’activités depuis 2010 ont mis l’accent sur 3 préoccupations récurrentes :

> C’est un échec pour les scolaires : -23% des prévisions

> Encore plus sur les associations et clubs de natation : -75% des prévisions, alors que le bassin sportif représente plus de la moitié des installations (en 3 ans combien de compétitions ont été organisées ?)

> Avec 1 maître nageur, 1 chef de bassin et 1 hôtesse d’accueil en moins le personnel a été une variante d’ajustement financière conséquente : -33% de masse salariale et 11 emplois à temps plein au lieu des 14 prévus au 1° contrat.

Si le nouveau contrat ambitionne une augmentation des fréquentations, s’il prévoit une mise à disposition gratuite de 20H par semaine et deux jours par an pour des manifestations sportives pour une association affiliée à la Fédération Française de Natation, c’est surtout la progression des recettes commerciales en tout genre qui est visée (bassin, activités, espace intérieur et extérieur, cafétéria…).

Cela s’accompagne de tarifs réévalués et d’un personnel arrêté à 12 Emplois à Temps Plein, dont le directeur faisant office aussi d’agent d’accueil, avec une convention collective maison, alors qu’il existe une convention collective nationale du sport plus protectrice pour les personnels qu’on aurait pu imposer dans le cahier des charges.

Ajoutons à cela des charges d’exploitation qui connaissent une surprenante inflation : On passe de 30.902 € à 106.228 € ! Dont 35.000 € pour les frais de siège contre 5.500 € actuellement.

Monsieur le Président, quand MPM a investi plus de 10M€ dans cet équipement c’était pour répondre aux besoins d’activités sportives et ludiques des populations de ce territoire.

Après 3 ans de délégation au privé et à la lecture du contrat de 6 ans à venir on a l’impression que l’équilibre de gestion par la rentabilité pour le délégataire est devenu l’objectif n°1.

Ainsi, est-il prévu d’aller chercher une clientèle dans un rayon de 50 Kms autour de Cassis (Toulon, Aix, Vitrolles... ?). Et l’équilibre financier du contrat permet à la fois une baisse de la subvention de MPM et une rémunération annuelle minimum garantie de 20.000 € + 35.000€ en frais de sièges = 55.000 € pour CARILIS. Sans compter les 11 à 12.000 € de frais divers comme d’éventuels honoraires …

Nous maintenons notre vote Contre cette DSP.

09 novembre 2013

LA CORBEILLE (PERCÉE) DU PREMIER MINISTRE A MARSEILLE.

Réaction de Pierre Dharréville (extraits)

 

Marseille, le 8 novembre 2013

Parmi les annonces, l’accent est mis sur le financement d’une étude pour la prolongation du métro et tramway, notamment dans les quartiers Nord. Lorsque le gouvernement veut répondre aux attentes, il vient piocher dans les propositions des communistes. Tant mieux. Des milliers de pétitions ont été déposées en ce sens, c’est une première victoire de la population alors qu’on nous a toujours répondu que c’était impossible... Mais nous ne nous contenterons pas d’une étude. Il faut accélérer, il faut des engagements, il y a urgence.

Concernant la métropole, l’annonce d’un décret incorporant des maires à la commission de préfiguration ne suffit pas à changer la loi qui institue partout dans le pays des métropoles autoritaires qui vont rétrécir les possibilités d’intervention des citoyennes et des citoyens. Nous appelons les parlementaires à se prononcer contre cette loi qui abîme la démocratie et nous exigeons que toute modification des cadres démocratiques soit soumise à référendum. Tout se passe comme s'il fallait confier les choix à un petit nombre entouré de quelques experts choisis par eux. La politique doit être déterminée par le peuple !

 

Pierre Dharréville
Secrétaire départemental du PCF 13

Membre du comité exécutif national du PCF

 

Les 3 milliards introuvables de Jean-Marc Ayrault

 

 

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Les chroniques marseillaises de Christophe Deroubaix. La venue de Jean-Marc Ayrault était prévue de longue date. Elle s’inscrit dans la suite logique du comité interministériel de septembre 2012 et du vote du projet de loi de la métropole. Il s’agissait en quelque sorte de garnir la corbeille d’un mariage que certains (109 des 119 maires du département) jugent « forcé ». Qu’a annoncé le premier ministre ?

  • Gare, flics et crèches : le détail des mesures

Les transports représentent le dossier le plus lourd dans la sacoche du premier ministre. Il y a la nouvelle gare Saint-Charles souterraine et traversante d’où son coût important (2,5 milliards). Après ces lourds travaux, la gare ne sera plus un cul-de-sac. Les trains pourront tracer directement leur chemin vers l’est du département puis de la région. Le cadencement pourra ainsi être renforcé pour les TER au rythme de quatre par heure contre deux actuellement. On ne sera pas encore dans les fréquences du RER francilien mais ce sera déjà mieux pour les usagers.

Jean-Marc Ayrault a également annoncé le doublement partiel de la ligne ferroviaire Marseille-Aix et apporté son soutien au projet de prolongation du métro dans les quartiers nord mais aussi sud-est de la ville.

Le 7 octobre dernier, avait été signé le PPP (partenariat public-privé) qui permettra enfin de boucler le chantier de la rocade dite L2 permettant la jonction des autoroutes A7 et A 50.

Dans la « hotte » du premier ministre, il restait encore un peu de place pour la sécurité (80 policiers supplémentaires), l’emploi (53 agents de Pôle emploi supplémentaires, 500 emplois d’avenir et de nouvelles permanences Pôle emploi dans les centres sociaux des quartiers prioritaires), l’éducation (8 nouvelles classes en petite section de maternelle, dont 5 dans les quartiers nord, pour favoriser la scolarisation des moins de trois ans et 1000 places de crèches supplémentaires).

Enfin, le chef du gouvernement a décidé de revaloriser de la dotation de la métropole (lorsque celle-ci sera créée) : 50 millions d’euros. Ce qui équivaut à la réalisation d’un kilomètre de tramway.

  • Nuance : l’Etat soutient mais l’Etat ne finance pas tout

Ce bas-monde est ainsi fait que l’on peut jauger de l’engagement d’un acteur majeur (et l’Etat en est encore un) non seulement à ses promesses (elles engagent ceux qui les formulent, contrairement à la formule cynique de Pasqua) mais à ses financements. Le gouvernement parle d’un « plan à trois milliards », ce que reprennent un certain nombre d’articles depuis ce matin. Mais l’Etat n’en apporte qu’une partie. Sur la gare Saint-Charles, le gouvernement promet 800 millions sur les 2,5 milliards pour un projet dont l’horizon est, il faut le rappeler, 2030. Le premier ministre a également évoqué l’affectation de 370 millions pour les projets d’infrastructures ferroviaires, routières et d’accès au port. Soit 1,23 milliards de crédits d’Etat. Qui va financer le reste ? Le mystère reste entier.

Ainsi, de la prolongation du métro. Jean-Marc Ayrault y est favorable mais laisse le soin aux collectivités de se débrouiller. Sachant que l’aspect financier (un kilomètre de métro coûte 100 millions) a sans cesse servi à repousser la réalisation de ce projet de bon sens. Idem pour la ligne Marseille-Aéroport : l’Etat va participer aux études. Pas plus, pour l’instant.

Quant au milliard et demi du plan d’investissements d’avenir, aucune précision n’a été apportée sur les modalités de son utilisation. Comme disait la grand-mère de Martine Aubry : « Quand c’est flou… »

La partie immédiatement sonnante et trébuchante se monte à exactement 37 millions d’euros. Il s’agit d’un plan d’urgence pour les équipements publics (5 millions), les places en crèche (3,8), la santé (3,5), la cohésion sociale (2) et les équipements sportifs (1,4).

  • Les réactions

Sans surprises, elles sont diverses. Patrick Mennucci, le candidat socialiste à la mairie de Marseille, y voit « le plus grand effort jamais effectué pour une ville française ». Rentrée dans le rang après avoir fait huer le nom du premier ministre au soir du second tour des primaires, Samia Ghali a estimé : « Aujourd’hui, Marseille et les Marseillais ont gagné l’aide de l’Etat, c’est un juste retour des choses ».

Jean-Claude Gaudin joue l’équilibriste. S’il s’agit de « bonnes nouvelles pour les Marseillais », le maire sortant y discerne « la reconnaissance et la poursuite de projets que je porte, depuis longtemps, avec ma municipalité » (sic). La visite du premier ministre n’en était pas moins « une tournée électorale destinée à soutenir le candidat socialiste ». Et Gaudin de jouer les « monsieur Plus » : il aurait voulu que le chef du gouvernement s’attaque à « des problèmes plus immédiats » : « l’avenir de la SNCM (…) avec ses 3 000 emplois directs ou induits, la participation de l’Etat au financement du Bataillon des Marins-Pompiers que la Ville assume pour 70 millions d’euros, le fonctionnement de l’Opéra qu’avec 400 000 euros l’Etat aide misérablement (…), le Boulevard Urbain Sud dont toute la population du Sud et de l’Est de notre Ville connaît l’absolue nécessité ou encore le Stade Vélodrome pour lequel nous attendons toujours le versement des 28 millions d’euros promis par l’Etat" ainsi que "déblocage du budget d’Euroméditerranée ».

  le 8 Novembre 2013

La réaction de Jean-Marc Coppola

 

 

Marseille, le 8 novembre 2013

Jean-Marc Ayrault aime-t-il le pipeau ?

Le Premier ministre est venu à Marseille présenter son catalogue de Noël. Cette avalanche de propositions nécessite un tri entre les projets déjà en cours et le reste. Si le coût total des mesures annoncées s’élève à 3 milliards, il n’en est rien de la réelle participation de l’Etat. C’est une nouvelle fois les collectivités locales qui risquent de faire les frais de ce subtil habillage de l’austérité gouvernementale.

Pour autant, je suis particulièrement fier et satisfait que le Premier ministre reprenne à son compte le principe de prolongement du métro et du tramway. C’est une belle victoire de la mobilisation populaire enclenchée par la campagne de pétition lancée par les communistes des quartiers Nord et signée par des milliers de citoyens. Toutefois, seules des études sont évoquées et aucun engagement financier concret de la part de l’Etat.

Quant au projet pharaonique et extrêmement coûteux de réaménagement de la gare Saint-Charles, il est difficilement compréhensible qu’il soit traité comme une priorité à l’heure où les Marseillaises et les Marseillais attendent des politiques ambitieuses en termes d’emploi ou de logement.

De plus, le chef du gouvernement s’arc-boute la métropole Aix-Marseille à laquelle je reste fermement opposée car elle éloignera inévitablement les citoyens des lieux de décision et détériorera un peu plus l’image d’une démocratie décidément bien malade. Comment le gouvernement et ses représentants locaux peuvent-ils encore nous faire croire que cette institution de plus sera le remède miracle aux difficultés des populations du territoire ? S’ils cherchent réellement à résoudre les problèmes de transports, de développement économique, de sécurité, qu’ils s’adressent à celles et ceux qui les connaissent : les syndicats, associations, collectifs, les hommes et les femmes des quartiers.

A quoi aura finalement servi cette visite ministérielle pour les salariés de la SNCM, des Moulins Maurel, de Fralib ou encore les dizaines de milliers de jeunes à la recherche d’un travail ou d’une formation ? A pas grand-chose, pour rester optimiste.

Jean-Marc Coppola
Vice-Président de la Région délégué aux investissements régionaux
Chef de file du Front de gauche pour les municipales à Marseille

22:20 Écrit par poutargue dans localité, National | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

07 novembre 2013

L'INCINERATEUR DE FOS EN FEU... QUELLES CONSÉQUENCES ?

 

 

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Le week end dernier, l'incinérateur de Fos sur Mer qui a, en son temps suscité bien de polémiques est parti en en ... fumée ! Des dégâts matériels importants ont provoqué l'interruption pour un minimum de 15 jours de l'incinérateur et la mise en chômage technique des quelques 160 employés. Le fait que c'est en grande partie l'unité de méthanisation, celle la plus écologique, qui a été le plus détériorée n'arrange pas le problème.

Cette situation entraîne "provisoirement" des camions supplémentaires d'ordures ménagères (prés de 40 voyages quotidiens) sur les routes, l'utilisation des décharges de Septêmes Les Vallons et des Pennes Mirabeau pour suppléer Fos, dans un premier temps.La collecte sélective n'étant pas concernée.

Bien évidemment, cet incendie révèle la fragilité d'un site contesté, pourtant averti en juin dernier par les services préfectoraux quant à la sécurité en cas d'incendie. L'enquête éclaircira cette question certainement.

La responsabilité de l'UMP du maire de Marseille, Jean Claude GAUDIN,qui était alors président de MPM à l'origine des choix du tout incinération à Fos, éclate au grand jour. 

Pour mémoire les élus Communistes siégeant à la Communauté Urbaine MPM avaient voté contre le projet d’incinérateur à Fos proposé par Jean Claude Gaudin. 

Par la suite, nous avions dit ce que nous pensions au président Caselli et à la gouvernance partagée, de l'héritage de l'incinérateur et du choix du délégataire espagnol Urbaser...

Alain CROCE

Nos différentes interventions du groupe CRC à MPM:

http://www.cococum.org/spip.php?article297

http://www.cococum.org/spip.php?article386

http://www.cococum.org/spip.php?article368

 

 Incinérateur de Fos-sur-Mer. Déclaration de Jean-Marc Charrier, maire de Port St Louis, conseiller général communiste.

 

Suite à l’incendie qui a considérablement endommagé l’usine de traitement des déchets ménagers d’Evere, plusieurs questions restent posées.

D’une part, quelles sont les incidences directes pour la population de Port-St-Louis-du-Rhône et des villes environnantes, pour les salariés du site et l’activité des pêcheurs et agriculteurs ?

Je serai particulièrement vigilant : la Préfecture et l’entreprise Evere doivent faire part de la plus grande transparence. Population et élus doivent être informés sans aucune réserve.

Les entreprises ont une responsabilité sociale et économique à respecter. La Préfecture se doit de préserver l’intérêt général.

Les moyens techniques de mesures doivent être déployés en nombre suffisant et dans la durée. Ainsi les élus de Port Saint Louis réclament depuis longtemps l’implantation de capteurs supplémentaires notamment pour évaluer les dioxines de furane.

D’autre part, que va-t-il se passer dans les semaines à venir ? Les 1200 tonnes de déchets produites quotidiennement par la Communauté Urbaine de Marseille sont actuellement acheminées par camion dans les centres de Septêmes et Les Pennes. Cette situation ne peut perdurer longtemps.

Ainsi que celle des salariés d’Evere, légitimement soucieux pour leur avenir et qui ne doivent pas rester sans garanties.

Mon inquiétude est grande, quelle sera la position de Mr le Préfet dans quelques jours quant aux conditions de réouverture du site de Fos?

Il ne serait pas acceptable d’augmenter une nouvelle fois la capacité d’incinération de cette usine.

Enfin, je crois qu’il est temps de remettre à plat le débat à propos de l’ensemble du dispositif de traitement des déchets ménagers.

Cet incendie ne fait que confirmer mes propos du 18 mars 2008 lors de l’élaboration du Schéma Départemental d’élimination des déchets au Conseil Général. J’évoquais alors la nécessité de se doter d’un service public du traitement des déchets.

Confier un tel dispositif au secteur privé pose problème.

En effet l’objectif des entreprises privées est la recherche de profit. C’est contradictoire avec la sécurité ainsi que l’intérêt général.

Lors du débat au Conseil général, avec le groupe des élus communistes, j’avais évoqué la nécessité d’implanter plusieurs lieux de traitement sur le département, sans pour autant avoir recours au tout incinération. Des études avaient été faites qui validaient nos propositions.

La suite, nous la connaissons, contre l’avis des populations et de leurs élus, le gouvernement de l’époque, sous l’impulsion de Jean-Claude Gaudin, en a décidé autrement. Il n’est plus question de continuer ainsi !

Oui, il est encore temps de poser en grand ce débat, d’étudier toutes les propositions, mais surtout de respecter les Hommes et les territoires. C’est aussi une question de démocratie !

Cela demeure mon engagement pour notre territoire.

Jean-Marc Charrier
Maire de Port Saint Louis du Rhône
Vice-Président du SAN Ouest Provence
Conseiller général des Bouches du Rhône

La Provence 5 NOV 2013 INCINERATEUR EN FEU.png

08:29 Écrit par poutargue dans Infos côte bleue, National | Commentaires (1) | Lien permanent |  Facebook |

06 novembre 2013

FRAUDE FISCALE. INTERVENTION DE GABY CHARROUX A L'ASSEMBLEE.

La fraude fiscale entraîne un manque à gagner de

60 à 80 milliards d’euros

chaque année pour la France et représenterait une perte de 

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2 000 milliards d’euros

à l’échelle de l’union européenne

 

Intervention à l’Assemblée nationale du député Front de gauche, Gaby

Charroux, sur la lutte contre la fraude fiscale :

"Selon le rapport présenté il y a un peu moins d’un mois par nos collègues Alain BOCQUET et Nicolas DUPONT-AIGNAN, la fraude fiscale entraîne un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros chaque année pour notre pays et représenterait une perte de... 2 000 milliards d’euros à l’échelle de l’union européenne. Ces chiffres issus d’une étude réalisée à la demande de la Commission européenne donnent le tournis.

Nous apprenons ainsi que la fraude à la TVA représente en Europe plus de 190 milliards d’euros par an, que les fameux « carrousels de TVA » représenteraient à eux seuls le tiers de la fraude, soit 10 milliards d’euros en France.

Au total, selon une estimation découlant des travaux de Gabriel Zucman, de l’Ecole d’économie de Paris, il y aurait dans les paradis fiscaux près 220 milliards d’euros d’avoirs appartenant à des grandes fortunes françaises, soit l’équivalent de 10 % de la richesse nationale, et près de 360 milliards d’euros d’avoirs appartenant à de grandes entreprises.

Face à l’ampleur de ce vol organisé, de nombreuses associations sont mobilisées, souvent depuis des années. Nos concitoyens, sans cesse mieux informés de la réalité des faits, sont de plus en plus nombreux à considérer que la lutte contre la fraude, l’évasion et l’optimisation fiscales doivent être une priorité de l’action politique. Dès le début de la discussion du présent projet de loi, notre groupe s’est positionné avec la volonté de rendre le dispositif plus efficace, en le dotant de la plus grande capacité opératoire possible. De notre point de vue, ce projet de loi constitue une inflexion majeure dans les politiques conduites jusqu’à présent dans notre pays et recèlent des potentiels qu’il nous faut désormais valoriser et exploiter pleinement.

Nous approuvons les améliorations apportées par nos deux assemblées en matière d’aggravation des sanctions, de renforcement de la coopération entre l’administration fiscale et les autorités judiciaires ou de protection des lanceurs d’alerte.

Nous nous réjouissons également de l’adoption d’amendements que nous avions proposés, tel celui sur la prévention de la fraude aux carrousels de TVA ou celui qui facilite les poursuites en matière de blanchiment. Ils permettent d’élargir l’éventail des instruments de poursuite et de sanction.

Nous sommes enfin favorables à la création d’un procurer financier, qui illustre la volonté de notre pays de se doter de moyens renouvelés de lutte contre la fraude fiscale et la corruption. Nous posons avec ce texte la première pierre de ce qui doit permettre de bâtir une véritable stratégie nationale de lutte ces phénomènes.

Le combat contre la fraude et de l’optimisation fiscales ne fait que commencer et il importera de nous montrer dans les prochains mois et les prochaines années beaucoup plus offensif si nous voulons lutter efficacement contre ces pratiques d’évitement fiscal, qui ne mettent pas seulement en péril nos économies mais sapent le principe républicain d’égalité de tous devant l’impôt. Il faut mettre fin à la faiblesse des Etats face aux mafias de la fraude et aux intermédiaires qui favorisent l’optimisation fiscale, banques ou avocats, qui ont tous une responsabilité.

La Cour des comptes a récemment insisté sur la nécessité de mieux organiser la communauté du renseignement.

Le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur le rôle des banques dans l’évasion fiscale, rendu le mois dernier, a formulé de nouvelles propositions pour mieux combattre et mieux prévenir les contournements des règles par la structuration financière.

Le rapport d’information de nos collègues Alain Bocquet et Nicolas Dupont-Aignan a souligné l’exigence d’actualiser les conventions fiscales, de mieux contrôler les sous-traitances et les prix de transfert, de taxer les restructurations internationales, à l’exemple de l’Allemagne, de créer un délit spécifique d’incitation à la fraude fiscale, afin de s’adapter au vrai visage des systèmes qui façonnent l’évasion des capitaux. Il a rappelé également l’exigence de donner plus de moyens aux administrations et aux superviseurs, qui ne peuvent plus matériellement faire face.

Mieux combattre, c’est aussi élargir le champ de l’intervention des services judiciaires. C’est pourquoi nous regrettons que le présent projet de loi n’offre pas plus de souplesse au plan procédural ni n’entame le fameux « monopole » de Bercy.

Le travail qui reste à accomplir est immense, mais il n’est pas hors de portée. Notre pays doit continuer à peser de tout son poids dans les négociations internationales et ne pas craindre de montrer l’exemple.

Vous pouvez compter sur la détermination des parlementaires du Front de gauche à vous soutenir dans ce combat et à faire reculer les pratiques financières prédatrices dont l’évasion et l’optimisation fiscale ne sont qu’un maillon."

15:10 Écrit par poutargue dans International, National | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |